Astuces d’une « pro » du confinement !

Non, non, je ne suis pas enfermée dans ma cabane (au Canada) tout au long de l’année. Mais par contre, mon bureau est à la maison depuis vingt ans, quoique j’ai voyagé longtemps pour affaires, ce qui brisait ma routine. Toutefois, depuis cinq ans, je travaille exclusivement à partir de chez moi, collée à mon ordi ou dans ma cuisine. Bon, vous avez compris que rester à la maison, ça me connaît et même avec des enfants en bas âge.

Chéri a changé d’emploi depuis peu, il partage son temps entre un bureau à la maison et des voyages pour affaires. Je constate qu’il franchit les mêmes étapes que moi. Voyez-vous, bien que le télétravail est un nirvana pour moi, ce ne fut pas toujours le cas. Je devais parfois dresser une liste des pour et des contre pour ne pas envoyer mon curriculum vitae à des employeurs et sortir de ma grotte.

Les premières semaines de travail ou du confinement à la maison sont souvent passées dans l’allégresse : fini le trafic et entendre cette collègue qui sape son café, pas besoin de cadran ni de se maquiller ou de se raser. Pas de talons hauts ni de cravates, vive le linge mou ! Ensuite, un sentiment d’être pris au piège s’installe, on a un besoin de voir du monde et même d’entendre les slurp, slurp de la collègue et la ou le chéri commence (untipeu) à tomber sur les nerfs. Hum…

Pour ma part, je n’ai jamais envoyé mon curriculum vitae, les points positifs du télétravail surpassant les négatifs. Mais j’ai compris que je devais respecter certaines règles pour garder le moral et rester saine d’esprit. Je vous passe quelques astuces qui vous aideront pendant cette période de confinement forcé, qui pourra, qui sait, peut-être durer.

Établir une routine et bouger

Quand une personne apprend que mon bureau est à la maison, j’entends souvent : « Je ne pourrais pas, je ne suis pas assez discipliné pour ça ». Pourtant, on y travaille étonnamment plus fort : moins de réunions et pas de jasette entre collègues. On n’arrête pas. Et c’est ainsi que l’on finit par être vidé à la fin d’une journée.

L’absence de trafic du matin ne veut pas dire qu’on se lève à 10 h, il faut garder l’habitude de se lever au son du cadran, un peu plus tard peut-être, car il faut tout de même profiter un tantinet de notre nouvelle vie. Mais l’on doit faire ce qui nous met dans un état d’esprit propre au travail. Je n’ai jamais travaillé en pyjama, je suis toujours maquillée, mais habillée confortablement.

Je m’accorde des pauses toutes les deux heures, simplement pour bouger et me lever de l’ordi. Je me lève et je marche rapidement une dizaine de minutes en regardant ma Fidbit ou mon cellulaire qui fait le décompte de mes pas. Ça, c’est un conseil que m’a donné ma copine Anne-Marie qui est professeur de yoga. Un autre conseil : étirez-vous ! Surtout si vous vous endormez en après-midi. Bouger est la clé pour ne pas ankyloser parce que l’on marche beaucoup moins lorsque l’on travaille à la maison.

Allez vous promener dehors s’il fait beau, au moins trente minutes par jour et après votre lunch c’est mieux. Tenez-vous simplement éloigné des autres en cette période de coronavirus.

Adoptez un coin juste à vous

Pas besoin d’être grand ce coin, mais il sera à vous, et si possible, dans une pièce où l’on peut fermer la porte. Vous pouvez y placer votre bureau, un projet sur lequel vous travaillez (ma mère a installé un casse-tête dans la salle à manger), et vous y laisserez votre paperasse ou votre fouillis. Que ce soit en période de confinement ou pour le télétravail, tout faire à partir de la table de cuisine ou de la chambre à coucher n’est pas l’idéal, bien que je comprenne que la taille de votre maison ne le permette peut-être pas.

Mais avoir son coin permet de s’isoler, de mieux penser, de se retrouver lorsque l’on doit rester dans notre domicile avec plusieurs autres personnes. L’être humain est ainsi : c’est une bête sociale qui a aussi besoin de temps pour lui seul.

Cela vous permettra aussi de faire une coupure mentale entre le travail et la vie familiale : avoir son ordi du boulot sous le nez dans le quotidien fait que l’on ne décroche jamais du travail puisqu’il est toujours sous nos yeux, et ça, ce n’est pas sain. Donc, vaut mieux se faire un petit coin à soi, bien confortable.

Évadez-vous chez vous

Comment s’évader lorsque confiné ? Quand mes enfants étaient petits et que chéris et moi avions de nombreux engagements professionnels, nous nous réservions toujours un soir en tête à tête et pas au resto. On couchait les enfants (ils avaient déjà mangé, tout de même) et l’on se faisait une bouffe à deux, en se faisant les yeux doux. Faites la même chose : réservez-vous du temps d’adulte, c’est important. Ce conseil engendra peut-être une vague de bébés du coronavirus, mais c’est pour la bonne cause !

Autre idée : impliquez-les enfants dans la planification d’un repas spécial et thématique : fêtez l’Halloween en mars (pourquoi pas ?), faites des cupcakes et laissez-les décorer, planifiez une bouffe de cabane à sucre. Visitez des musées virtuellement. Préparez des pots Masson de muffins ou de soupe à partager avec d’autres (on sonne et on les laisse sur le pas de la porte et on partage seulement si on n’est pas malade !).

N’arrêtez pas de lire ! On peut très bien télécharger des livres sans avoir à se rendre dans des librairies et des bibliothèques. Certains grands classiques coûtent peu en ligne, c’est le temps de les lire ! Dumas et Hugo sont des auteurs grandioses à lire et à relire. Trouvez-vous des projets : le ménage du garde-manger, un coup de peinture, laver la voiture ou le garage. Apprenez quelque chose de nouveau, il y a des tutoriels en ligne pour plein de choses : tricot, crochet, broderie, mécanique, menuiserie. Bref : c'est le temps de commencer ce projet qui vous trotte dans la tête depuis toujours, à partir de chez vous, bien sûr.

Et puis utilisez Skype ou un autre moyen pour communiquer, ça fait du bien de voir des visages. Des partys en ligne s’organisent et je trouve l’idée fabuleuse !

Mangez et cuisinez

Je ne prêche pas pour ma paroisse ici, mais bien manger et cuisiner contribueront à votre santé physique et mentale. La préparation des repas peut se faire en famille ou en couple, une activité qui permettra de passer un savoir culinaire aux enfants, d’ailleurs on se rend bien compte en cette période de confinement combien il est important de savoir cuisiner.

La popote est aussi un moyen extraordinaire d’apaiser le stress. Pétrir le pain par exemple ou sentir les bonnes odeurs calme les angoisses et permet de s’assembler autour d’une table dans un esprit heureux et positif.

J’ai déjà parti mon barbecue, vous auriez dû voir les sourires contents pendant le souper hier. Ça goûtait l’été et ça remontant le moral en titi !

Pensez à ce qui vous rend heureux (au niveau culinaire) et faites-le chez vous ! D’abord, vous êtes capable, et si ce n’est pas à la hauteur de vos espoirs, est-ce si grave que cela ?

Bien sûr que cette période n’est pas la plus facile, mais on peut en profiter pour apprendre à vivre autrement, moins vite, à profiter de nos proches et d’une vie familiale. Ce qui est absolument primordial pour sauver des vies est de respecter à la lettre cette période de confinement. On n’a pas le droit d’être égoïste et de passer outre les recommandations des autorités.

Mais pas besoin d’angoisser : rester chez vous sera peut-être une belle période, il s’agit de bien s’organiser. Vous ferez peut-être de belles découvertes. C’est surprenant ce que ralentir permet d’accomplir.

Anick     

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